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Le bout du monde ?

Pour tout vous dire, avant Besançon, le projet, c’était la Nouvelle-Zélande… En mode road-trip / Working Holiday Visa. Et finalement, les plans ont changé (bien avant le Covid d’ailleurs). Dans mon esprit, la Nouvelle-Zélande, c’était le bout du monde, des paysages incroyables, le Seigneur des Anneaux et… des cascades.

A la base, je suis du sud de la France. « Mes » paysages à moi, c’est la garrigue provençale et la Méditerranée… Quelle ne fut donc pas ma surprise en réalisant qu’en Franche-Comté, il suffit de quelques pas pour se retrouver face à des cascades incroyables! Les Tufs, le Lison, Baume-les-Messieurs, Consolation, Arcier… Et j’en ai encore des dizaines à découvrir!

Finalement, pas besoin d’aller au bout du monde… Même si, bien sûr, la Nouvelle-Zélande reste dans un coin de ma tête!

Cela m’amène à une petite réflexion sur le voyage. Il y a quelques années, je voulais faire « le tour du monde », c’était une sorte d’utopie, et je me disais que si je ne le faisais pas, je louperais quelque chose. Je suis partie vivre 1 an au Québec en 2014-2015, et à bien des égards, cette année n’a ressemblé en rien à ce que j’imaginais (sauf les paysages et la neige en hiver!)… je l’ai adorée, bien-sûr, j’ai appris énormément sur moi. Mais j’ai aussi pris conscience de plein de choses, et notamment du fait que l’aventure est souvent bien plus proche que ce qu’on imagine…

J’ai pris conscience qu’on a un pays d’une richesse folle, avec une variété de paysages incroyable, et que le dépaysement total n’est jamais très loin. Et je me souviens très bien de cette conversation que j’avais eue avec un ami il y a une bonne dizaine d’années, où il me disait qu’il y avait tellement à découvrir en France, là où je ne rêvais que de « bout du monde ». Je pensais qu’il avait tort, qu’il allait passer à côté d’un truc essentiel s’il ne voyageait pas. Que les voyages forment la jeunesse, que se confronter à d’autres cultures était le seul moyen de s’ouvrir l’esprit. A 20 ans, on est légèrement dans l’absolu…

Aujourd’hui, je suis beaucoup plus nuancée sur le sujet. Je comprends les gens pour qui le voyage est un besoin viscéral, qui sont passionnés par la découverte d’autres pays, d’autres cultures. Heureusement qu’il y en a, d’ailleurs! Mais pour ma part, « voyage » ne rime plus forcément avec « partir loin »…

Parce que je me suis rendu compte que ce qui fait toute la richesse de la vie en général, c’est en grande partie les personnes que l’on rencontre. Que quelque part, ce que je cherchais en voulant absolument faire comme les gens que je suivais sur les réseaux sociaux ou les blogs, je pouvais aussi le trouver « au coin de ma rue ». Et que la rencontre humaine, ce qui fait qu’on s’enrichit de ce que l’autre nous apporte et vice-versa, elle peut se passer là où on se trouve aujourd’hui!

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